Dharamsala, Inde (août 2011)

L’Ashram et résidence du Dalaï-Lama

Ride interminable depuis la ville de Jammu avec Shinzo (mon camarade de route japonais) en ce tout début août 2011 pour arriver vers 19h30 à Dharamsala. C’était joindre l’utile à l’agréable, pensai-je, c’est-à-dire effectuer ces 400-kilomètres d’une traite, se diriger direction New Dehli et faire une visite de Dharamsala; un haut lieu du bouddhisme mondial. Pour une fois, vous lirez enfin quelques critiques… émises concernant ce village touristique.

Connu un peu partout pour être le domicile du Dalaï-Lama, espèce d’adresse appartenant déjà au domaine public (…), à cause de la nécessité pour lui de vivre en exil; et les problèmes liés avec le Tibet. C’est un lieu que nombres d’entres nous, occidentaux, avons visité au cours des années ; et aussi directement lié au « Shanti-isme », soit la dolce vita à l’Indienne !

Ruelles de Dharamsala, en pleine période estivale (…😂 )

Je me réjouis de m’y rendre et c’est ce qui m’a donné le coup de fouet, vers les 7-heures, pour se réveiller et effectuer d’une traite ces 10-heures de routes « à l’indienne ». Shinzo, comme à son habitude, est déjà bien réveillé quand je toque à sa porte, impassible et toujours prêt à en remettre une couche. On enfourche les motos vers 07h30 après un petit déjeuner inclusive vite fait à l’hôtel.

Dans cette région du Nord-Ouest de l’Inde, les conditions de routes sont excellentes et il suffit de suivre Amritsar depuis Jammu le long de ce tracé quasi tout droit (route nationale). Ensuite, à environ 20-kilomètres avant Amritsar, pendre à gauche et suivre Dharamsala pour les dernières 2, voir 3-heures max. de route. Etant donné que la route nationale se dirige vers et depuis le Cachemire, il faut juste s’assurer auprès de la population qu’il n’y ait de blocage ou couvre-feu (curfew est le terme utilisé) sur la route. On reçoit le feu vert en ce début août.  

Petit et unique blocage de la journée, ça ne durera qu’une 1/2-heure…

Finalement je retombe un peu sur Terre. On avait l’intention d’y rester une petite semaine, voir 10-jours max. On y est resté au fait 3-jours et avons préféré continuer sur Rishikesh. Totalement dégrisés, et déception pour la première fois (!) (et dernière…) du voyage.

Franchement le côté Buddha-Business avec guides locaux et leurs gros accent américain, leur soif intarissable pour nos devises sévissant sans répit jusqu’à extinction des feux (à 22h!) dans une espèce de kermesse qui réduit le touriste à un esclave de la consommation. Tout est mis en place pour écumer tes revenus (LOL!)

De plus la présence sur place du Dalaï-Lama exhausse encore un peu plus les appétits commerciaux avec les : « Meet in private with the Dalai-Lama », « Dalai-Lama Tour », « Dalai-Lama conference », « Meditate with the Dalai-Lama », « Stay with the Dalai-Lama at the Ashram » etc., etc. qui se vendent à chaque coin de rue. D’oreille j’ai entendu qu’ils avaient en ces périodes estivales de vaches grasses un arrivage quotidien de 350-500 touristes qui venaient consommer du Bouddhisme, ce qui effectivement représente un gagne-pain non négligeable, les prix étant en USD ou Euro.

Quartier de MacLeod Ganj, Dharamsala

L’endroit est joliment situé à une altitude de 1500m. (village de Dharamsala) jusqu’à 2000m (quartier de MacLeod Ganj, Dharamsala) dans des montagnes pré-himalayennes de la chaîne de Dhauladar. Après, qui n’est que rumeur, il se dit qu’il fait 300-jours de brouillard par année ; alors également surnommé Dharam-salad-mist-bowl par les moins férus. J’acquiesce, avec 3-jours complets de brouillard! Pas ma tasse de thé, donc suite du voyage direction Dehli.

Voici les quelques photos qui ressortent du lot, et du brouillard…