Les petites îles de la Sonde, Indonésie (oct.’05)

Wera, LSI

Situées le long de notre périple, j’ai choisi 3-îles qui sortent du lot et méritent d’y tenir leur chapitre. Wera, Padar et Lembata ne sont habitées que par une poignée d’hommes mais unique de parce qu’elles offrent.

  • L’ile de Wera est le dernier chantier maritime traditionnel qui mettent à l’eau des Schooners Bugis. Bateaux aussi résistant que maniable, autrefois aussi redoutés que redoutables, ils ont également contribué à inspirer la construction des vaisseaux hollandais de l’époque. Chantier aussi pittoresque qu’oublié du temps, ces bateaux construits ici à Wera, dans la plus pure tradition Bugis, en restent néanmoins d’une qualité et une fiabilité rare; aujourd’hui encore le carnet de commande ne désemplit pas.
  • L’île de Padar est un havre de reproduction de la roussette (chauve-souris). Vous les verrez ici sous toutes leurs coutures.
  • Arrivés en début d’après-midi sur l’île de Lembata, nous nous réjouissons de participer à une partie de chasse traditionnelle à la baleine. C’est une coutume veille comme le temps (les premiers portugais en ont déjà parlé, et de cette petite île, dans les premiers récits de voyage dans la région). Une dizaine d’hommes, équipés d’une pirogue et munis de harpons, chassent la baleine de juin à août lorsque ce cétacé emprunte la mer de Savu dans son périple autour des mers. La viande est consommée ainsi les graisses et os qui ont leur utilités dans le quotidien, et une prise suffit à nourrir tout le village de Lamahera pendant une semaine. Les prises sont limitées à une seule baleine à la fois, afin de ne pas perturber leur cycle naturel et ainsi continuer à les voir revenir année après année. Nous sommes rentrés bredouilles de cette expédition (octobre n’étant pas une période propice), sauf bien sur pouvoir observer comment ces marins bravent le large sur des embarcations de fortune et chassent des mammifères de plusieurs tonnes ! Ils entonnent des chants, de vive voix entre encouragements, rires nourris où s’invectivent dans la bonne humeur pour garder le moral. Sur la plage la population attend leur retour tout en improvisant une petite fête qui va les acceuillir à leur retour. Cette fois le butin est peu banal, ce sont les dollars des touristes ! Finalement un petit complément de revenus qui n’est pas un mal. Nous devons ensuite lever les voiles en direction de Flores et du volcan Inerie.