L’île de Komodo et ses célèbres dragons! Indonésie, (oct.’05)

Komodo dragons 10

Cette petite île quasi désertique, située le long de la ceinture de feu, qui traverse les îles de la Sonde, n’est à priori qu’une île de plus dans cette longue succession est-ouest qui compose l’archipel de l’Indonésie. Mais voilà: il est le dernier refuge du plus grand varan encore vivant et appelé à juste titre le Dragon de Komodo.

Chaque personne approchant l’île ressent une espèce de crainte, une tension liée à la rencontre avec cet animal de tous les superlatifs. Comme guide, on rassure les voyageurs à bord, il existe un village ou l’homme a appris à vivre en harmonie avec (ou presque…) et plusieurs techniques pour ne pas entrer en conflit avec. Une fois rassasié, le Komodo n’est pas à craindre.

Au départ de chaque trek, nous achetons plusieurs chèvres qu’il faut lui laisser sans autres au cas où il s’approche de trop près. Ainsi par cette forme de troc, une relation de confiance s’établit et il s’en va avec sa proie s’en délecter un peu plus loin, loin des regards curieux.

D’apparence indolente, ce lézard peut mesurer plus de 5m., peser 250kg, et il est un redoutable chasseur! Sa morsure est fatale à quasi 100% pour toute espèce vivante. Il s’attaque à des buffles, des cerfs, des chèvres, des singes, des oiseaux et même pourquoi pas à l’Homme…! (bref, tout ce qui bouge ou s’est arrêté de bouger!). Aussi à l’aise dans l’eau que sur terre, son régime se compose également de poisson au cas où à la saison sèche se prolonge et les proies se font plus rares.

Fascinant, il a traversé les âges et le Temp depuis plus de 40-mio. d’années et détient tout l’arsenal du prédateur ultime. Pouvant chasser seul ou en groupe, sur terre ou en mer, équipé d’une glande qu’il active si nécessaire et munie d’un poison léthal qu’aucune espèce ne peut résister, pas même l’homme. Ses dents sont également d’un tranchant rare et il est capable de déboîter sa mâchoire pour s’attaquer à des proies de taille plus grandes (ex. le buffle). Fait relativement unique, il est également capable de changer de sexe en cas de besoin, et si les conditions de vie sont extrêmes (glaciation, éruption volcanique toute proche, dérèglements climatiques) il peut même se reproduire tout seul, (soit par parthénogenèse), si il ne trouve de partenaire pour s’accoupler.