My Sumatra (« how how » come back home??…), Indonésie (1991-2020)

Novembre 2019 et mon vol qui attérit sur Medan.
« Whaow! You How-How come back here again (…), welcome back home! »

Le voyage initial prévoyait 2-mois à Sumatra, 1-mois aux Célèbes ainsi qu’un mois entre Koh Chang (Thailande) et une premère visite de la Birmanie. Au total, ce fût 7-semaines sur Aceh (pointe nord de Sumatra) et retour au bercail ! Entre le CoVide-19 qui pointait déjà le bout de son nez, le boycott de voyageurs faisant que les acteurs du tourisme locaux préféraient hiberner plutôt que de bosser pour 3-pelés et 2-mutilés sans le sou, et autres alertes à la maison, j’ai dû et pour une fois, rentrer « à la hâte ».

Les photos de ce voyage, qui figureront sur le diaporama « Aceh 2015 & 2020 » ci-dessous, ne sont pas encore retravaillées.

Les autres diaporamas sont toutes des photos prises à Sumatra entre 1991 et 2006, l’archipel des Mentawai exclus. Un travail de fourmi que de retourner dans les archives avec ongles et dents, et en réussissant à retrouver, à sauver de l’oubli quelques clichés qui méritaient meilleur sort ! Certains ont resurgi de l’ombre d’un disque dur avec ces souvenirs soudainement refaisant surface ! Passer en revue une certaine époque ou voyage, et il y aura toujours un instant ou la tête se laisse porter ; et ces photos qu’elle avait déjà effacée de sa mémoire cérébrale mais qu’elle retrouve pour sa plus grande satisfaction intérieure.

Cela octroie un moment idéal, la tête plongée dans le travail, pour un bon café ; mieux revivre de l’intérieur ces certains instants privilégiés. Le visionnage de certaines photos m’a mis un bon coup de baume à l’estomac, alors serré par l’émotion. Ces souvenirs soudains, alors que vivant suspendu dans le Temp et l’espace, vous remettent à l’heure d’un cliché d’existence. Souvenirs, souvenirs !… Quand tu me tiens par les tripes !

Jardin et cadre vert d’un Resort à Samosir, lac Toba. Vue depuis la terrasse du bungalow privatif.

Sumatra, j’y ai vécu et travaillé pendant 10-ans et bien sûr que ces photos relèvent aussi pour moi d’un côté que l’on peut qualifier de nostalgique. C’est un peu l’endroit où me suis dit d’entrée de jeu en arrivant : « benh! là y a matière à faire un bout-de-chemin ensemble », J’y trouve mes aises dès le départ, n’y découvrant les véritables raisons que lors de mon dernier séjour, hiver 2020…,…

Cela débute au mois d’août 1991, et ces premières découvertes me murmurant de m’y atteler un moment pour prendre le temps de découvrir Sumatra, s’y complaire, et faire connaissance avec sa population pleine de jus ou d’énergie. L’idéal des limbes méridionales n’est pas très loin (et à portée de soi…), un « gros whaaooh » gronde de l’intérieur, et s’avérait être ainsi donc effectif, à portée de bras. On quitte le monde onirique pour plonger dans sa réalité matérielle ! En Suisse actuellement, je vous parle des années 1991-1995, les débouchés sont peu nombreux. La 1ère Guerre du Golfe commence à sonner un peu le glas des 30-glorieuses, la machine prend le pas sur l’homme, la démocratie cède face à un capitalisme pur & dur et une idiocratie du politically correct s’installe par la sortie des artistes.

On s’enlise dans une période où les USA en veut à toute la planète et à la Suisse aussi (…), pourtant un allié de choix, avec une question de fonds en déshérence qui culminera avec en épilogue la fin du secret bancaire en Suisse (…). En tant qu’étudiant en sciences sociales & politiques, je suis bien informé (aïe !) ! Peu inspiré pour rentrer terminer ma dernière année, âgée de 20-ans à peine, je m’invente alors un métier taillé sur mesure à l’autre bout de la Terre en tant qu’antenne réceptive pour des Tours Opérateurs. Le tourisme d’aventure et de niche en est à ces débuts, qui eux sont eux par contre très prometteurs !

Allez-là où le quotidien trépide, la nature foisonne ; dans des cultures et environnements qui se sont forgés avec le Temp. Les rencontres alors ont lieu et les échanges peuvent avoir libre recours. Cherchez à apprendre et comprendre, à vivre ensemble, ce qui veut dire arriver sur place la tête vidée de ses préjugés et autres scories mentales ou intellectuelles, et s’imprégner des lieux.

Formation coralienne, île de Weh, Iboih beach

De nature sportive et porté sur les activités en plein air, l’île de Sumatra était et restera à toujours ce précieux joyau à l’état brut. A repérer puis épurer ces sites potentiels et proposer des découvertes inédites ! L’Eau-Vive, la plongée sous-marine, trekking ou randonnées, groupes et diversité ethniques regorgent, avec volcans, lacs, temples ou parc nationaux. Sa faune & flore sont quasi irréelles (le parc Leuser à lui-seul abrite environ 1/16 des mammifères terrestres sur une surface d’environ 3-millions d’hectares…, veuillez ne pas m’en tenir rigueur pour ne pas l’énumérer…). Bref tous les superlatifs de la destination tropicale par excellence se trouvent là au Nord de l’Indonésie, et le tourisme n’en est qu’à ses débuts ; et aux premiers balbutiements de l’éco-tourisme ou d’aventure.

La baie de Bungus, proximité de Padang, ouest de Sumatra.

Quand vous avez un petit jardin luxuriant qui se répartit plus de 500’000 kilomètres carrés découpé en deux par l’équateur et totalement insulaire aussi, vous prenez votre bâton de pèlerin et partez ainsi découvrir ces immenses surfaces vierges de tout impact de la société de consommation. En arrivant en ’91 plus de 70% de la surface totale de l’île est recouverte de jungle primaire ! Sumatra est également peuplée par d’innombrables sociétés, groupes ou clans qui se distinguent tous par leurs différences, et bien que voisins, sont criardes. A nouveau c’est trop long à expliquer.

Cela nécessite une connaissance de l’autre de chaque instant. Pas besoin d’aller bien loin pour rencontrer des gens aussi différents les uns des autres, sans rien se cacher d’eux-mêmes et entre eux. Pfff! en tout cas les choses se savent, mais c’est seulement perceptible entre soi, l’étranger n’y voyant que du feu. C’est le cas, comme en Suisse d’ailleurs : un microcosme aux mille-facettes qui se révèle être une excellente école de la vie ! Inconsciemment cela à du me faciliter les choses au début, loin de chez moi et pas encore tout à fait majeur.

Seules ses qualités intrinsèques, également reconnues en dehors de leur périmètre, leur confèrent cette aisance du vivre ensemble. Je parle du sens de l’appartenance. Cela peut porter à confusion : je m’explique. Ces qualités, comme l’esprit rusé des Minangkabau, de liberté des Aceh(-niens), des Bataks qui se divise en 5-familles éthnique (et bien peu de ressemblances physiques ou morales entre elles !), la solidarité quasi invisible des regroupements Melayu(-s), etc. Et j’en passe des centaines et des milliers, vertes ou pas mûres…

Toutes ces particularités sont connues et reconnues à travers tout l’archipel. C’est un peu, religion et/ou croyances mise à part (car là ça devient carrément trop compliqué), la carte d’identité de tout un chacun. Chaque groupe ethnique se distingue de l’autre et attribue son identité à chacun de ses membres, de sorte qu’il puisse vaquer librement dans son pays, être reconnu et compris ; et apprécié à sa juste valeur. Oui c’est très important. C’est le cas ici à Sumatra, comme ailleurs dans le pays, c’est-à-dire dans les autres îles.

L’interdépendance entre les différentes sociétés claniques ou groupe ethnique de chaque île se comprend et se vit à chaque instant. Cette concordance (ou entendement), sorte de laisser-passer, est fascinante tant dans sa simplicité que dans sa complexité. C’est un modèle parmi d’autres, d’organisation sociale tacite et très bien rodée, régie depuis la nuit du Temp.

Une autre valeur essentielle est le sens de l’équité, primordiale en Indonésie, plus encore à Sumatra et ne posez surtout pas cette question à un Batak Karo ; il vous fustigera du regard dans la seconde qui suit !

Pêche région de Krui, province de Bengkulu, sud de Sumatra.

C’est fou que comme à chaque visite à Sumatra, la dernière datant de janvier 2020, les choses changent peu quand on connait bien les lieux. Des gens se souviennent, on y rencontre toujours quelques anciens, les bonnes adressent résistent, la vie bat son rythme et résiste bien à l’érosion…, et alors quoi!

L’impression de déjà-vu est réciproque et les années qui passent ne sont que matière à débats et discussions, parfois intense, mais se terminent à chaque fois avec une bonne poignée de main. Je n’ai, de tout ce temps passé à Sumatra, jamais assisté à une bagarre physique. Huh ! benh voilà pour l’approche intellectuelle et sentimentale de la chose (LOL!)

Maintenant place aux images (dont un certain nombre, les plus récentes, vont être rajoutées par la suite), en vrac, avec un accent particulier sur ses anthologies et particularités,

Le florilège, avec un contenu incluant des photos eaux-vives reprises de :
https://summaterra.com/2018/08/archives-eaux-vives-a-sumatra/)

Vie animale et faune locale,

Le Lac Toba, plus grand’ explosion et lac d’origine volcanique, une immense réserve d’eau douce. L’île de Samosir est née d’une résurgence de lave, qui a généré la création de cette île, d’une taille équivalente à Singapour!

Quelques enfants dans un village et portraits,

La vallée Asahan et sa rivière éponyme, une grosse dose d’adrénaline (…)
2-3 clichés figurent déjà dans « Le florilège » en contre-haut, le reste est inédit!

Ile de Weh, Sabang (2015 & 2020)

en attente, actuellement à la tâche (11.06.20)

Avec Dave aux Mentawais pour du surf, avril 1998. Ceci mis à part, moi c’était pour profiter du cadre, du séjour sur le bateau et préparer le thé 🙂 … et aussi digérer la naissance du premier!
Lui, avec une équipe de riders de tous azimuths, cherchent vagues, tubes, barils, et « outbreaks »
Oulaaa! c’est du très très gros (veuillez constater de vous-même…), et il faut un très très gros niveau pour s’aventurer en surf là-bas. Well done Dave!!!