Sumba, ses villages & arrière-pays (mars-avril 2004)

Vie villageoise autour des « mbatangu », soit la maison traditionnelle.

Parti en reconnaissance sur demande d’un tour-opérateur français, alors en mois de mars 2004, je commence par atterrir à Waingapu (Sumba, en provenance de Jakarta) pour assister à La Pasola et ainsi ne pas manquer l’évènement.

Les photos et article de la Pasola se trouvent sur :  https://summaterra.com/2021/01/la-pasola-sumba-indonesie-mars-04/

C’est ma première visite de Sumba, qui fait partie des petites îles de la Sonde, et relève de la province « des petites îles de la Sonde orientales » soit en Bahasa : Propinsi Nusa Tenggara Timur.
L’île borde la mer (intérieure) de Savu au nord, et l’océan Indien au sud.

Un village, à la bonn’…

Je préfère taire le nom des villages visités, ceci pour plusieurs raisons : ce voyage date de 2004 et entre temps les choses ont pu changer voir même plus, ne souhaitant soulever de vague. Mon passage sur Sumba étant furtif, difficile de se faire une opinion de qualité ; qui plus est dans une région que je ne connais pas suffisamment.

Le surf est devenu l’attraction première de l’île au niveau touristique, avec des sites de classe mondiale et des surfs camps au nord-ouest de Sumba ; Vie sinon parsemée de traditions et bien ancrée, les villages se confondant avec le Temp (comme vous le constaterez de par vous-même).

Géographie de Sumba

Des Petites Îles de la Sonde (Nusa Tenggara), Sumba se trouve être au centre. Bien tenue à l’écart dans une partie du monde la moins exposée aux influences extérieures, province totalement insulaire d’une région insulaire qui inclut ses 17000-îles (l’Indonésie) et beaucoup plus encore (benh ! d’îles bien sûr).

L’île de Sumba est située à 45 km au sud de l’île de Florès, à 67 km au sud-sud-est de l’île de Sumbawa, à 288 km à l’ouest de l’île de Timor et à 693 km au nord-ouest de l’Australie. Sa superficie totale est de plus de 11000-km (soit environ ¼ de la Suisse ou 1/58 de la France, voilà !), répartie sur environ 220-km de long et entre 40-70-km de large. Montagneuse comme l’Indonésie à son habitude, Sumba trouve son point culminant et ses 1225-mètres du Wanggameti, montagne située au sud l’île.

Quelques chiffres pour se remémorer que Sumba existe bel et bien, on se trouve effectivement dans les petites îles de la Sonde, en pleine mers australes, à ce qui ressemble le plus aux limbes tropicaux du Sud…

Et ! l’Homme là-dedans, vous me direz ??

Les habitants actuels de l’île seraient arrivés vers le XI-ème siècle en provenance d’Inde, via le détroit de Malacca et l’île de Java. Ils s’installèrent dans la péninsule de Tanjung Sassar, au nord-ouest de l’île. On ne sait pas si, avant l’arrivée de ses nouveaux occupants, Sumba était vierge ou déjà occupée par une population originelle. Au fait oui, il y avait bien évidemment une population, mais décimée et mise à mal par l’arrivée du nouveau colon, obligée de se mélanger pour résister. On préfère donc taire le nom et les évènements liés.

D’origines ethniques diverses, les nouveaux arrivants apportèrent avec eux leur animisme et des chevaux pur-sang arabe, produit du commerce entre l’Arabie et l’Inde. Sumba figure dans la liste des « contrées tributaires » du royaume javanais de Majapahit, mentionné dans le Nagarakertagama, poème épique écrit en 1365.

Nombres de constructions, pierres tombales et mégalithes, artéfacts ou reliques historiques indiquent une identité proto-malayse évidente (ou malayo-polynésiennne pour être plus précis encore). Cela relate et se transcrit surtout au niveau de la langue et dialectes parlés, avant l’arrivée des derniers occupants. Connues sous la branche des « bima-sumba », elles sont propres aux langues austronésiennes vernaculaires.

Ce n‘est qu’à partir du XV-ème siècle, avec l’installation des premiers comptoirs portugais et de marchands musulmans à Java, le troc se développe autour du commerce des chevaux, des tissages « Ikat » mais aussi du bois de santal (qui fut la principale richesse de l’île) échangée contre de la porcelaine, des bijoux, et des armes. Calqué sur un modèle économique semblable à celui de l’île de Timor, elle sous domination lusitanienne, Sumba fut intégrée (et de force…) aux Indes néerlandaises qu’en 1866, et son administration qu’au XX-ème.

Aujourd’hui l’île compte environ 600-milles personnes et sa capitale Waingapu environ 50-milles.
Sinon côté statistique, la culture du Marapu est encore largement pratiquée par un bon tiers ou quart de la population (25-30%). Le christianisme, la religion officielle de Sumba, représente de fait environ 60% (et plus) de la population ; ce qui en plus des pratiquants animistes constitue de fait la population de Sumba. Quelques villages côtiers voient une population musulmane venue de Java mais parfaitement intégrée s’entend-il dire.

Quelques portraits,

La compil’ de Sumba (mars & septembre 2004),

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :